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Q&R avec nos juniors: Keely Brown

Nous vous présentons Keely Brown, troisième dans l’équipe junior qui vient de représenter le Canada au Championnat mondial junior à Flims, Suisse.

Keely Brown in action at the 2014 World Junior Curling Championships in Flims, Switzerland (Photo WCF/Richard Gray)

Keely Brown sur la glace au Championnat mondial 2014 de curling junior à Flims, Suisse (Photo WCF/Richard Gray)

Nous nous sommes entretenus avec Brown en 2011 (athlète en vedette : Keely Brown) quand elle venait de déménager à Edmonton pour commencer ses études à l’Université de l’Alberta.

Et présentement, elle est dans sa troisième année du programme de soins infirmiers … et une championne du monde!

Que devient Brown maintenant, et comment est-ce que sa vie a changé au fil des trois dernières années? Nous avons parlé avec la native d’Airdrie, Alta., 20 ans, pour faire le point.

Remarque de l’auteur : je vous recommande de relire sa première séance de questions et réponses avant de continuer la lecture du présent article!

Quel est le plus grand changement que tu vois en toi-même entre 2011 et 2014?

Ben, je ne sais pas. Je dirais que je suis plus indépendante. Je vivais en résidence et je suivais le chemin typique de la première année universitaire, et maintenant j’ai mon propre appart. Mais je suis plus ou moins la même personne : beaucoup d’études, beaucoup de curling… bien plus de curling!

La dernière fois où nous nous sommes parlé, tu étais capitaine d’une équipe. Comment est-ce que l’équipe a évolué pour te donner le poste de vice-capitaine, et est-ce que tu aimes ce poste?

J’au rencontré Kelsey [Rocque] pour la première fois aux Juvéniles. C’est une excellente joueuse. Notre deuxième a déménagé à Kamloops et a laissé un poste ouvert dans notre équipe, et le destin a voulu que Kelsey commence ses études à l’Université de l’Alberta. Nous l’avons convaincue de devenir membre de notre équipe. Initialement, c’était difficile parce que je n’avais jamais balayé, mais je m’y plais beaucoup, et j’aime la communication entre les deux moitiés de l’équipe. J’aime aussi le fait d’avoir toujours une voix dans la stratégie.

Keely Brown shows off her medal and trophy after the gold medal game at the 2014 World Junior Curling Championships (Photo courtesy K. Brown)

Keely Brown montre sa médaille et son trophée après le match pour la médaille d’or au Championnat mondial 2014 de curling junior (Photo soumise par K. Brown)

Comment est-ce que le curling universitaire a influé sur ta carrière de curling?

Un impact à ne pas sous-estimer. Le programme à l’université est très, très fort, et nous avons le privilège de travailler avec le Centre national d’entraînement (CNE), les mêmes entraîneurs qui travaillent avec Équipe Jennifer Jones quand elles viennent s’entraîner ici. Le programme de l’Université de l’Alberta a joué un grand rôle dans la plupart des succès de notre équipe.

Quel est le meilleur conseil qu’on t’a donné avant d’aller à Flims?

Nous avons reçu des conseils d’Evan Asmussen (champion du monde junior 2012 et coéquipier de Brown à l’Université de l’Alberta) : il nous a dit que si nous perdons un match ou deux, il ne faut pas se faire de soucis. Brad Jacobs et E.J. Harnden nous ont tweeté le jour où nous avons perdu deux matchs, pour nous encourager et nous dire que ce n’était pas la fin du monde et que nous saurions nous débrouiller. C’était très cool de savoir qu’ils suivaient notre progrès là-bas.

Quel est un aspect de l’expérience de Championnat du Monde que la plupart des gens ignorent?

C’était une expérience unique, jouer contre des adversaires des différents pays. Beaucoup d’équipes parlaient couramment l’anglais, donc la barrière linguistique n’était pas si grande qu’on aurait imaginé. Seulement une fois, contre les Coréennes, la poignée de ma pierre ne s’allumait pas, et les filles coréennes essayaient de communiquer cela à l’arbitre, mais elles avaient du mal à se faire comprendre. Le message est passé en fin de compte. Ah aussi, nous avons demandé aux Russes de troquer les blousons, mais elles n’ont pas compris, donc nous avons communiqué en gestes. Et l’échange s’est fait!

Quel est le plus beau souvenir de ton temps à Flims?

Le match 1vs2 était mon favori, parce qu’il était important de gagner et nous qualifier à la finale et garantir une médaille pour le Canada. Quel bonheur de remporter la victoire. C’était le match le plus agréable du tournoi entier!

Quels ont été les plus grands défis auxquels tu as fait face?

Il fallait nous accoutumer à jouer contre des adversaires aussi fortes, voire plus fortes que nous. Nous étions surprises par la qualité du groupe et nous avons dû améliorer notre jeu en conséquence. Nous avons joué nos meilleurs matchs de la saison.

Dans la conversation en 2011, nous t’avons demandé ce que tu as dans ta liste des objectifs avant de mourir, et tu as mentionné que tu voulais aller en Suisse. Comment te sens-tu après avoir coché cette case?

Excellente! C’est un de mes rêves les plus durables. Une de mes meilleures amies est née là-bas et j’avais décidé que je voulais y aller. C’est si beau. Je vais en France (un autre point dans la fameuse liste) en mai, donc je coche deux cases en une seule année!

Brown ticked one item off her bucket list with a long-anticipated trip to Switzerland for the World Juniors (Photo courtesy K. Brown)

Avec cette tournée en Suisse fort anticipée pour concourir aux Mondiaux juniors, Brown a coché un des points dans sa liste d’objectifs à réaliser avant de mourir (Photo soumise par K. Brown)

D’autres points à ajouter à la liste des objectifs?

Je veux voyager partout en Europe. C’est quelque chose sur lequel je me concentre et ça va se passer très bientôt (remarque de l’auteur : Brown va en Europe au mois de mai). Finir mon diplôme est un autre objectif important. J’ai le sens que ça traîne un peu trop.

La dernière fois où nous nous sommes parlé, tu travaillais à obtenir ta certification d’entraîneure. Où en es-tu?

J’ai fait beaucoup plus d’entraînement quand j’étais au lycée, et je passais plus de temps avec mon père, qui est très impliqué dans l’entraînement. Après que j’ai déménagé à Edmonton, ça passe au deuxième rang, parce que je n’ai pas le temps, mais j’espère renouer avec cela dans l’avenir.

Tu pars aux Nationaux SIC d’ici une semaine environ. Comment est-ce que ton équipe se prépare à cela après avoir concouru dans un si grand événement?

Il était dur de rentrer chez nous et renouer avec la routine. Nous avons beaucoup dormi pour nous remettre du décalage horaire et puis le changement de l’heure aussi. Cette semaine, ça roule bien, et l’entraînement est revenu à la normale. Nous avons des routines pour presque tous les aspects de notre jeu. Ça aide.

Si tu pouvais voyager dans le temps et remonter en 2011 pour te donner des conseils, que dirais-tu?

Il faut pas se lamenter, se blâmer pour les défaites que nous avons subies. Avant 2011, nous avons vécu deux défaites amères au niveau provincial, dans une seule et même saison. Je dirais à cette moi plus jeune d’user de cette énergie pour revenir encore plus forte l’an prochain.

Quels sont tes projets d’avenir?

Je veux me concentrer plus sérieusement sur les études. J’aimerais me qualifier aux provinciales féminines de l’Alberta et gagner un peu d’expérience à ce niveau. À plus long terme, je voudrais rentrer à Calgary, mais pas de projets spécifiques à ce titre. Kelsey a encore une année de compétition junior, et le reste de l’équipe passe en catégorie supérieure. Nous n’avons pas encore abordé la question. Nous avons toutes du rattrapage à faire à l’école, et il faut nous concentrer sur les championnats universitaires canadiens.

Quel est ton nouvel objectif?

Les Jeux Olympiques de 2022 ou 2026 semblent être un objectif raisonnable.