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“Ai-je trimé assez dur?”

8/20/2013 - Posté par Nolan Thiessen

Comme certains d’entre vous le savent si vous me suivez sur Twitter (@nolancurling34) ou êtes des fans de l’équipe de Koe, j’ai déjà été joueur de base-ball très peu connu. En 12e année, on m’a recruté pour aller à l’école Christian Claiborne dans West Monroe, LA; j’y ai passé un an à rêver à mon avenir au Collège de Vernon à Vernon, TX. J’ai participé à deux matchs pour l’équipe du Manitoba lors des jeux d’été du Canada de 2001 comme lanceur.

(Photo Nolan Thiessen)

C’est l’étendue de ma carrière de baseball, un très bon lanceur avec une balle rapide dans les 80 m/h, un ‘change up’ au-dessus de la moyenne et la gloire d’avoir perdu le match de championnat menant au Junior College World Series aux mains de John Lackey (maintenant des Red Sox de Boston et titulaire d’un contrat de 86 millions $, un peu plus qu’un curleur peut gagner).

Il y a des jours au cours des courts étés au Canada où je m’assis et regarde un match de base-ball à la télévision et je pense à ma carrière de base-ball. Quelque chose m’a toujours trotté dans la tête au sujet de ces jours-là où j’étais à la poursuite de mon rêve de joueur de base-ball. Je me demande: “Est-ce que j’ai travaillé assez fort au base-ball?”

Après m’être convaincu à la fin des années 90 que ma carrière de base-ball n’allait pas atteindre le sommet de ce sport, je suis rapidement passé à mon deuxième amour, le curling. Ce fut ma première erreur. J’avais décidé mentalement que je n’étais pas assez bon pour réussir sans épuiser toutes mes ressources pour m’améliorer. J’ai choisi la voie la plus facile de vivre ma vie au lieu de bouger mes fesses et d’y mettre les efforts pénibles soient-ils pour réaliser mon rêve.

Durant mon séjour au Texas, j’étais heureux de me lever et de m’entraîner avec mon équipe à 6 h lors des périodes régulières d’entraînement, mais ne jamais m’entraîner par moi-même pour tenter de m’améliorer davantage. J’étais satisfait d’en faire juste assez au cours des pratiques dans l’enclos des releveurs et les entraîneurs ne m’ont pas dit grand-chose et je pouvais passer inaperçu. J’étais heureux d’avoir terminé mon entraînement et de revenir au dortoir et manger des cochonneries qui n’avaient aucune valeur nutritive; c’était ce que j’aimais manger, mais ce n’était pas nécessairement recommandé pour un athlète qui doit bien se préparer et participer des compétitions.

Est-ce que ce paragraphe dépeint les gestes de quelqu’un qui essaie de tirer le maximum de son habileté naturelle et d’avancer aussi loin que possible dans le base-ball? Je me suis toujours demandé si j’avais travaillé plus fort, si j’avais demandé plus de conseils à mes entraîneurs, si j’avais essayé de nouveaux lancers qui auraient pu être mauvais, mais qui auraient pu améliorer mon jeu ; si j’avais seulement essayé d’être plus professionnel dans mon métier, j’aurais pu rejoindre les rangs professionnels ou peut-être même la MLB. La réponse est que je n’aurais probablement pas réussi,…, mais comment le savoir à coup sûr?

(Photo Nolan Thiessen)

C’est une question que je ne voudrais pas me poser un jour à propos du curling et de la poursuite de mon rêve olympique. Je ne voudrais pas avoir à dire un jour: “Si seulement j’avais travaillé plus fort, si j’avais posé un plus de questions, si j’avais changé mon alimentation, si j’avais fait une analyse plus approfondie de mon jeu et de mon jeu d’équipe… peut-être aurions-nous gagné et participé aux Olympiques”.

Notre sport a tellement évolué au cours des 25 dernières années. Je me souviens avoir lu des histoires avant les Essais de curling de 1987 lorsque Eddie Werenich et Paul Savage ont dû se plier à des séances d’entraînement et tout le monde se mit à rire se demandant à haute voix “pourquoi font-ils cela ? Les curleurs n’ont pas besoin de S’ENTRAÎNER! » Le stigmate est demeuré; à l’événement de la série de l’Excellence olympique en mai, plusieurs des autres athlètes m’ont dit que je ne ressemblais pas à un joueur de curling du tout! La remise en forme est impérative pour tous les joueurs de curling maintenant et vous n’avez pas à regarder plus loin que l’apparence des joueurs qui participeront à Winnipeg en décembre… pas de poignées d’amour!

Je suis fier du grand soin que je porte à ma condition physique et à mon jeu. Quand j’ai commencé à jouer au curling avec Kevin et Carter en 2006, je pesais 252 livres avec 22 % de graisse corporelle. Je suis maintenant à 210 livres avec un taux de graisse corporelle dans les petits chiffres. Je n’avais certainement pas une solution miracle pour perdre tout ce poids ; il a fallu beaucoup de sueur, de travail acharné et la volonté de changer mon mode de vie afin d’y arriver.

La chose qui m’a frappé après notre défaite écrasante lors de la finale provinciale de l’Alberta, c’est qu’il était temps d’élever ma formation et ma préparation à un niveau supérieur. Afin de gagner le ‘Roar of the Rings’ et ensuite de représenter le Canada aux 22e Jeux olympiques d’hiver ça va prendre beaucoup plus qu’une bonne forme physique. Tout le monde dans notre sport se présente au gymnase ces jours-ci et suit un programme de remise en forme ; tout le monde dans notre sport est convaincu qu’il doit y avoir quelque chose d’autre qui déterminera quelle équipe sortira gagnante en décembre.

Il y a tant d’autres aspects du curling qui requièrent notre attention cet été afin de nous être préparés le mieux possible en décembre à Winnipeg. Les curleurs s’attaquent à la prochaine étape et regardent leur nutrition, leurs habitudes de sommeil, leur analyse de la stratégie, leur entraînement mental et bien d’autres domaines qui peuvent éventuellement faire une différence et à se préparent pour cette chance de participer aux Jeux olympiques.

C’est la vieille et célèbre citation de Muhammad Ali: “Je détestais chaque instant de la formation, mais je me suis dit « n’abandonne pas. Souffrir maintenant et vivre le reste de ta vie comme un champion.»

“La meilleure partie de tout le dur labeur est cette année, peu importe ce qui arrivera à Winnipeg ; peu importe si nous gagnons les Essais, si nous perdons la finale ou si nous terminons à 1-6… Contrairement au base-ball, je saurai la réponse quand je me poserai cette question par la suite: “Ai-je trimé assez dur?”

(Photo Michael Burns)



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