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Coup de folie avec Joanne Courtney

Cette semaine, John s’entretient avec Joanne Courtney, double participante au Tournoi des cœurs Scotties, qui en est sortie avec une médaille à chaque fois : médaillée d’argent en 2014 avec Val Sweeting, puis médaillée de bronze en 2015 avec son équipe courante, dirigée par Rachel Homan. Courtney a fait sensation quand elle a quitté Sweeting pour se joindre à la bande de Homan, mais la tactique semble avoir rapporté, puisque le quatuor de Homan a du vent dans les voiles cette saison, ayant remporté trois de ses quatre Grands Chelems (et défaite à la finale du quatrième) et ayant mis la main sur la toute première qualification aux Essais olympiques de 2017, en vertu de sa victoire récente en Coupe Canada.

Bienvenue à Coup de folie, une nouvelle série de Curling Canada où le comédien John Cullen s’entretient avec vos joueurs et joueuses favoris en vue d’amorcer une discussion où tous les coups sont permis. Chaque entretien consiste en huit questions, dont cinq questions régulières posées à chaque joueur ou joueuse, deux questions qui portent spécifiquement sur la personne interviewée, et une question qui aura été proposée par la personne interviewée précédemment.

Team Canada, skip Rachel Homan, third Emma Miskew, second, Joanne Courtney, lead, Lisa Weagle, alternate Cheryl Kreviazuk and coach Richard Hart, the 2015 Scotties Tournament of Hearts, the Canadian Womens Curling Championships, Moose Jaw, Saskatchewan

(Curling Canada/Andrew Klaver photo)

1. Quel est le plus beau coup auquel tu aies jamais participé?

Joanne Courtney: Ah, il y en a eu pas mal. Le plus récent qui me vient en tête est le placement en bout supplémentaire que Rachel a réussi pour signer la victoire en Coupe Canada. C’est tellement satisfaisant de gagner comme ça, avec un placement au bouton, et je ne laisse pas de m’émerveiller devant les capitaines qui le font souvent, et avec une aise remarquable.

John Cullen: Oui, moi aussi. C’est la raison pour laquelle je ne serai jamais skip. (rire) Il y a eu un autre coup superbe dans ce match

Courtney: Oui, je me suis souvenue de celui-là aussi. Je ne sais même pas comment appeler la chose, une espèce de hybride, une sortie à effet ricochet …je ne sais pas. Mais c’était fou, et elles l’ont mené à bien.

JC: Tu as même cru que cela aboutirait? Il paraît qu’elle et Emma ont dirigé le coup, mais l’impact s’est fait de l’autre côté que celui qu’elles pensaient.

Courtney: Honnêtement, je ne fais qu’obéir aux ordres quand je balaie. (rire) Tu as un sens d’où il faut te positionner pour balayer, et un sens de la force qu’elles mettent au lancer, et puis tu t’adaptes en conséquence.

2. Quel joueur ou joueuse saurais-tu battre dans un combat corps à corps?

Courtney: Pouah, je n’aime pas cette question. (rire)

JC: Quatre interviews et déjà il y a quelqu’un qui me hait? (rire)

Courtney: Je ne l’aime pas surtout puisque la réponse est personne. (rire) Je suis sportive, mais je suis nulle en jaugeant les distances. Mon sens de conscience de l’espace est minable.

JC: C’est officiellement la première fois où on se sert de l’expression «conscience de l’espace» dans un dialogue avec moi.

Sochi Ru.Feb10-2014.Winter Olympic Games.Team Canada,third Kaitlyn Lawes.WCF/CCA/michael burns photo

Kaitlyn Lawes (Curling Canada/Michael Burns photo)

Courtney: (rire) C’est vrai. OK, j’ai vu que Kaitlyn (Lawes) a dit qu’elle se battrait contre n’importe qui, donc je me propose comme sa première adversaire. (rire) Elle gagnera pour sûr, mais peut-être je saurai donner un ou deux bons coups avant de me sauver. Je suis rapide. (rire)

3. Si une charcuterie tenait à baptiser un sandwich en hommage de toi, comment serait ce sandwich?

Courtney: Bon, mon sandwich sera un sandwich à la crème glacée, parce que j’ai la dent sucrée.

JC: OUI! C’est la réponse que je cherchais! J’ai posé cette question à une trentaine d’invités, remontant à l’an dernier, et tu es la première à choisir un sandwich à la crème glacée. Merveilleux. J’adore!

Courtney: Merci. Rien de meilleur que la crème glacée, non? Comme garniture, je mettrai une crème glacée à la pâte à biscuits, et peut-être de la sauce au chocolat, du caramel…

JC: Les sauces sont chaudes?

Courtney: Suffisamment chaudes, mais pas trop, puisqu’on ne veut pas faire fondre la crème glacée.

JC: Rebelle. (rire)

Courtney: C’est mon sandwich à moi, donc j’ai carte blanche, n’est-ce pas? (rire) Et il faut que ce soit un biscuit de la marque Cookies by George.

JC: Je ne sais si j’en ai jamais mangé…mais cela a l’air d’une excellente piste de prospection pour une commandite?

Courtney: Je ne crois pas que Pinty’s produise des desserts, donc allons-y. Nos agents vont contacter leurs agents. (rire)

4. Lequel de tous tes boulots a été le pire?

Courtney: À vrai dire, je n’ai jamais eu un boulot que je ne pouvais pas supporter. Je sais que ce n’est pas la réponse que tu cherches, mais c’est la vérité.

JC: Tu es infirmière. Tu ne me dis pas que tu n’aies jamais dû rien faire de dégueulasse. (rire)

Courtney: Bon, je suppose qu’à l’école c’est un peu plus dur puisqu’il faut faire des stages pratiques en clinque, et il faut gagner de l’expérience dans tous les départements et services. Et tu fais ça comme une espèce de bénévolat, sans salaire. Donc peut-être c’est pas si beau. (rire) Et on t’évalue à chaque minute. Et il y a beaucoup de nettoyage à faire, bien plus de nettoyage que je préfère …

JC: Tout honnêtement, je te promets que ne lèche pas de bottes…je pense que les infirmières sont les meilleurs gens au monde. Je ne saurais aucunement être infirmier.

Courtney: En fait, c’est juste un aspect du boulot, et cela m’est complètement égal. Quand les patients ont besoin de ton aide, de tes soins, tu les leur offres. Je n’y réfléchis même pas.

JC: Tu es une vraie sainte. (rire)

2015 World Financial Group Continental Cup Curling, Calgary AB, Joanne Courtney, Rachel Homan, CCA/michael burns photo

(Curling Canada/Michael Burns photo)

5. Bon, la cinquième question est un peu capricieuse, et elle va changer encore une fois pour cette entrevue. Si tu pouvais te faire confectionner une veste du genre «letterman», avec les initiales ou le logo de ton choix là-dessus, mais quelque chose d’autre que le curling, qu’est-ce que tu y mettrais?

Courtney: Al là là. C’est dur! Je suppose que ce serait le logo des Scotties. Ça marche?

JC: Euh, c’est un tournoi de curling.

Courtney: Mais c’est la meilleure dizaine de journées de l’année! Je veux dire, si tu as la chance d’y participer, c’est une expérience incroyable, quelque chose que j’adore. Allons, tu me permets?

JC: Bon, ben, je vais faire exception pour toi. Mais tu ne penses pas que ce soit un peu m’as-tu vu? Tout le monde reçoit déjà un collier, puis tu vas te faire confectionner une veste en cuir et te pavaner? Peut-être c’est la raison pourquoi tu seras aux prises avec Kaitlyn.

Courtney: (rire) Si elle la convoite autant que ça, qu’elle me la prenne. Ça va être comme un drame policier à la télé : la victime est terrassée pour sa veste. (rire) Je la jetterai sur terre et je m’enfuirai. Voilà, prend mon argent aussi.

JC: (rire) Elle n’a même pas demandé d’argent!

Courtney: Je m’en fous, elle peut tout avoir. (rire)

6. Bon, maintenant on aborde les questions qui portent spécifiquement sur Joanne Courtney. On vient de passer les vacances de Noël, et j’ai vu qu’Équipe Homan a célébré juste avant Noël, dans un voyage à Cancun. J’imagine que vous vous êtes offert des cadeaux. Est-ce que tes coéquipières t’ont donné un système de localisation GPS?

Courtney: (rire) OK, bon, elles t’ont raconté que je nous perds souvent. Mais je te dis que, franchement, je crois qu’elles aiment quand nous nous écartons comme ça; c’est une chance de me taquiner. Honnêtement, si on calculait tout le temps que nous avons passé sur la mauvaise route, ce serait des heures et des heures. Et pourtant, elles continuent à m’élire comme copilote.

JC: Quelles ont été les pires de ces aventures?

Courtney: Hm. Une fois, quand nous nous rendions à St. Catharines, Ont., nous avons fait une heure de route dans le mauvais sens. (rire)

JC: C’est terrible. Comment ça se passe au juste? Ce n’est pas comme si vous étiez au milieu de nulle part. Il y a des bourgs un peu partout qui devraient t’avertir que tu te trompes de route.

Courtney: Je suis nulle avec l’orientation et l’instinct. Même si je suis à 100 pour cent sûre que c’est correct, je finis par avoir tort. Une fois, nous étions à St. John’s, à la recherche d’un Starbucks, et mon iPhone me disait qu’il y en avait un au diable vauvert, mais je m’y fiais complètement…en fin de compte, nous sommes arrivées à destination – une maison de retraite. (rire)

JC: (rire) Tu es nulle quand tu te déplaces à pied aussi, ou est-ce que c’est juste en voiture?

Courtney: Ah, je suis encore pire quand je marche! J’essaie d’amener un chaperon; un peu comme à l’école élémentaire. (rire)

7. Est-ce que c’était bizarre quand on t’a filmée alors que tu mangeais?

Courtney: Ah là là, c’est super bizarre. Tu commences à être hyper sensible à ta manière de manger, comment tu tiens la fourchette et tout, c’est horrible. Tu commences à te dire, «Bon, Joanne, personne au monde ne mange comme ça.» (rire)

JC: Je t’avoue que pour toute publicité que j’ai vue où on mange, je ne me suis jamais dit, «C’est correct.»

Courtney: Il y a tant de gens qui remarquent que, dans cette pub, j’avale la bouchée de poulet entière. C’est peut-être un peu trop réel. Ils tournaient depuis un bout de temps et apparemment je mangeais maladroitement, (rire), trop délicatement si tu veux, et on n’obtenait pas la prise souhaitée. On m’a dit que les caméras étaient fermées…eh bien, as-tu jamais goûté ces bouchées de poulet? Elles sont délicieuses. Je me suis mise à les bouffer, tout en pensant qu’on ne me filmait pas. Mais effectivement, ils tournaient! Et c’est ce que tu vois à la télé maintenant, moi qui me cale les joues de poulet…

8. Bon, la dernière question a été formulée par Marc Kennedy : si tu avais à sélectionner une équipe des étoiles de tout temps, comment serait-elle?

Courtney: OK, je pense que ce serait des annonceurs. J’aurais Russ Howard au poste de skip, Cheryl Bernard en troisième, puis chez Sportsnet je sélectionnerais Mike Harris en deuxième et Joan McCusker en première. Puis je chasserais Ben Hebert de la glace et je le mettrai au micro. Il est drôle le gars.

JC: J’aime cette équipe, mais je pense que Russ et Cheryl se chicaneraient.

Courtney: Vraiment? Je pense que ce serait un duo formidable. Cheryl est super comme coéquipière, et je crois qu’elle s’occuperait de ses oignons et elle laisserait faire Russ.

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Cheryl Bernard et Russ Howard (Curling Canada/Michael Burns photo)

JC: OK, je suis d’accord avec cela. Le seul problème, c’est que tu mets Mike Harris au balai. Ça ne va pas très bien aller. Il dispose d’un marteau, peut-être?

Courtney: (rire) C’est la raison pourquoi je lui ai donné ce poste! Pour le regarder balayer. (rire)

JC: Merci tellement Joanne! Une excellente discussion. Est-ce que tu peux me donner une question à poser au prochain invité?

Courtney: Bon, je suis nulle avec cette sorte de chose, et la question est nulle aussi. Désolée. Si tu pouvais changer une règle de curling, laquelle serait-ce?

JC: Allez, c’est une excellente question. Je vais faire de mon tout pour inviter une personne qui sache me donner une bonne réponse. Merci beaucoup Joanne, et bonne chance pour le reste de la saison!

Suivez Joanne sur Twitter @JoanneMCourtney, et suivez John @cullenthecurler.

World Financial Group Continental Cup Calgary, AB 2015 Team Canada Second Joanne Courtney CCA/michael burns photo

(Curling Canada/Michael Burns photo)