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Sotchi déjà dans l’esprit des meilleurs joueurs de curling du Canada

7/24/2013 - Posté par Nolan Thiessen

L’Association canadienne de curling m’a demandé d’écrire une série de blogues pour www.curling.ca afin de donner un aperçu de ce que les curleurs affrontent dans leur préparation en vue des Essais canadiens Tim Hortons Roar of the Rings en décembre.

Nolan Thiessen, à gauche, et son coéquipier Carter Rycroft balayer un rocher tout en portant les couleurs du Canada au championnat de curling du monde 2010 hommes en Italie. (Photo, ACC/Michael Burns Jr.)

Je ne sais pas s’ils m’ont demandé des blogues pour eux en raison de mon habileté à donner une touche poétique au curling tel que vu au teamkoe.ca ou si c’est une nouvelle initiative visant à donner plus de publicité aux joueurs de tête; j’ai sauté sur l’occasion pour rejoindre les fans sur cette plate-forme.

J’ai pensé qu’un bon point de départ serait de parler de la série Excellence olympique (OES) à laquelle j’ai eu le privilège d’assister au début de mai de cette année. Je faisais partie des neuf joueurs de curling canadiens qui ont pu assister à l’événement à Vancouver, et je peux dire que, personnellement, j’ai quitté l’événement me sentant plus patriotique que je ne l’ai jamais été dans ma vie.

J’ai pu assister à ce même événement en mai 2009 avant les Jeux olympiques de Vancouver et le plus grand changement que je pouvais ressentir lors de l’événement était la confiance entière et mutuelle des athlètes amateurs. Les Jeux olympiques de Vancouver ont non seulement fait ressortir un plus grand sentiment de patriotisme dans tous les Canadiens, mais il a montré à notre pays que nous pouvons rivaliser et dominer aux plus hauts niveaux de notre sport. Dans cette salle avec tous les autres athlètes canadiens de toutes les disciplines olympiques, vous pourriez constater que tout le monde était fier d’être canadien et fier d’être en mesure de rivaliser arborant la feuille d’érable sur leurs équipements. Le Canada s’attend maintenant à gagner et de remporter des médailles à dans toutes les disciplines olympiques ; non seulement au curling et au  hockey.

L’OES mettait en vedette de nombreux grands présentateurs et leurs histoires ont inspiré tout le monde. Du Chef de Mission Steve Podborski et de son assistant Jean-Luc Brassard ainsi que de Simon Whitfield et Clara Hughes, il y a eu des athlètes canadiens olympiques du début du Temple de la renommée durant tout le week-end qui ont partagé leurs histoires et nous ont inspirés.

Certains des meilleurs joueurs de curling du Canada ont participé à la Série de l’excellence olympique à Vancouver, y compris, de gauche à droite, Jeff Stoughton, Mike McEwen, Chelsea Carey, Kaitlyn Lawes, Alison Kreviazuk, Stefanie Lawton et Heather Nedohin. (Photo, ACC)

Comme beaucoup d’entre vous, je suis un enthousiaste amateur olympique. Depuis que la flamme olympique est passée dans ma ville natale de Brandon au Manitoba lorsque j’étais âgé de sept ans avant les jeux de Calgary en 88, j’ai développé une passion pour les Jeux olympiques et j’ai toujours regardé les athlètes olympiques de notre pays comme des êtres exceptionnels. Ils ne sont pas en compétition pour des millions de dollars ; ils participent parce qu’ils aiment leur pays et aiment rivaliser. Rencontrer ces athlètes que j’ai regardés à la télévision et entendre leurs histoires m’ont fait réaliser que cela est possible, que le rêve olympique est possible pour moi et pour l’équipe Koe.

Mon présentateur préféré du week-end a été l’entraîneur-chef de l’équipe féminine canadienne de Soccer, John Herdman. Comme un ancien joueur de baseball, je n’ai jamais eu une énorme histoire d’amour du soccer, mais je suis devenu totalement accro en août 2012 quand nos filles (une équipe jugée perdante) se sont battues (et ont été vendues par l’arbitre norvégien) contre les Américaines fortement favorisées.

Il ne s’est pas attardé sur la déception de la demi-finale, mais il a plutôt insisté dans son discours sur l’un des points importants du match pour la médaille de bronze de nos filles contre la France. Comme tous ceux qui regardaient le match le savent, nos filles semblaient envahies, mais elles ont combattu et ont joué avec cœur jusqu’à la fin et un but dans les derniers moments leur ont mérité la médaille de bronze. Véritable esprit canadien et une lutte à son meilleur à coup sûr, une équipe « qui a tout donné » pour une médaille. Son sentiment était qu’ils ont gagné parce que cette équipe est composée de bonnes gens. Il a dit que les Canadiens sont dans l’ensemble de bonnes gens ; nous nous traitons bien mutuellement, nous travaillons dur… et en fin de compte de bonnes choses arrivent aux bonnes personnes. Il nous a alors demandé, nous les athlètes, si nous sommes de bonnes personnes ?

Le point clé de son discours qui m’a frappé en ce qui concerne ma préparation personnelle pour les Essais fut quand était la dernière fois que vous avez vécu un « moment désespéré » ? Il a dit que serait la vie sans être en mesure d’avoir quelques « instants malheureux» ? Je suppose que ce fut de se réveiller dimanche matin, le 8 décembre, sachant que vous êtes sur le point de jouer dans la finale des Essais serait un « moment désespéré » et je serais ravi de pouvoir en faire l’expérience et, espérons-le, d’être en mesure de réussir sous cette pression. Qui ne voudrait pas avoir cette chance, alors pourquoi en avoir peur?

Le discours de John a réellement tourné à “on” le bouton du patriotisme quand il a commencé à discuter de notre hymne national. Il a dit que nous devrions être fiers de notre hymne national et écouter vraiment la signification des mots. « Fiers et libres » « À l’attention pour toi » «glorieux et libres » — toutes des déclarations fermes dans un langage fort que nous devrions être fiers d’entendre notre hymne national. Inutile de dire, à la fin de son discours il avait tous les athlètes et le personnel de soutien tellement fiers d’être canadiens et fiers d’être des Olympiens du Canada à en devenir. C’est drôle qu’un Anglais ait créé ce genre de réaction sur un groupe de Canadiens.

Être une bonne personne, ne pas avoir peur des « moments malheureux » dans la vie et être fier d’être canadien. Toutes ces qualités ainsi que le travail requis sont des traits auxquels les curleurs canadiens peuvent s’accrocher pour l’avenir.

Lorsque j’ai pris mon vol de retour à la fin du week-end, j’ai pensé revenir sur les nombreux moments forts que le week-end m’a fourni ainsi qu’à tous les athlètes; ça m’excite de ce qu’un athlète olympique canadien doit être et j’ai espoir d’avoir l’occasion de l’expérimenter en février 2014 (même s’il y a un grand nombre de bonnes équipes qui veulent avoir quelque chose à dire à ce sujet!).



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