Tous les articles / Nos histoires / Coup de folie avec Kristen Streifel

Coup de folie avec Kristen Streifel

Cette semaine, l’invitée de John est Kristen Streifel, la championne canadienne junior 2017. Une native de Saskatchewan, Kristen a enfilé le vert et le blanc pendant trois ans au championnat national de curling junior avant de déménager dans l’Alberta et récolter son premier titre national. Elle visera à gagner une quatrième médaille d’or consécutive pour le Canada au Mondial de curling junior.

Kristen Streifel fait un tir en route vers la victoire au Championnat canadien 2017 de curling junior à Victoria (Curling Canada/Michael Burns photo)

Bienvenue à Coup de folie, une nouvelle série de Curling Canada où le comédien John Cullen s’entretient avec vos joueurs et joueuses favoris en vue d’amorcer une discussion où tous les coups sont permis. Chaque entretien consiste en huit questions, dont cinq questions régulières posées à chaque joueur ou joueuse, deux questions qui portent spécifiquement sur la personne interviewée, et une question qui aura été proposée par la personne interviewée précédemment.

1. Quel est le plus beau coup auquel tu aies jamais participé?

Kristen Streifel: C’est dur, mais celui qui me vient à l’esprit tout premièrement a été à notre première finale provinciale. C’était un match nul au dixième bout et nous avions le marteau, et j’ai dû exécuter un coup assez difficile pour déloger la pierre adverse du bouton.

John Cullen: Tu sais, je pense que j’ai vu ce coup.

KS: Oui, la vidéo a certainement circulé sur Facebook.(https://www.facebook.com/TeamStreifel/videos/1855360174717619/?pnref=story) L’aspect le plus fou, c’est qu’il ne restait que 7 secondes au chronomètre pour exécuter le coup. Nos adversaires avaient quatre gardes sur la piste, et j’ai dû naviguer un passage très étroit pour atteindre le marqueur sur le bouton.

JC: Peut-être le fait de disposer de seulement sept secondes était une espèce de mal pour un bien, puisque comme ça tu n’avais pas le temps de considérer à quel point le tir était énorme.

KS: Je suis tout à fait d’accord. Tu sais, je serai trop âgée pour la catégorie junior après cette saison, donc ce coup-là aurait pu être mon tout dernier lancer en tant que junior. Quand la pierre adverse s’est immobilisée, j’ai déposé le balai pour voir où exactement nous pouvions frapper, puis j’ai dû m’empresser pour me rendre au bloc de départ, et le reste a été un peu flou, jusqu’au moment où j’ai vu la pierre adverse sortir des cercles et j’ai su que nous avions gagné.

2. Quel joueur ou joueuse saurais-tu battre dans un combat corps à corps?

KS: Bon, mes coéquipières et moi rigolons toujours en disant que ma deuxième Kate (Goodhelpsen) et moi sommes de force égale. Nous sommes étudiantes de cinésiologie toutes les deux, donc nous savons exactement quels os il faut fracturer. [rire]

JC: [rire] Je n’avais jamais considéré la question de cette perspective, mais effectivement, c’est une bonne stratégie. Quels os sont en tête de liste donc?

KS: Bon, en tout premier, je lui tirerais les cheveux et puis, si ça ne marchait pas, je m’attaquerais au fémur. [rire] Elle a cette belle chevelure rousse; je pense qu’il serait facile d’en attraper une poignée et lancer la bataille. [rire]

JC: Il faut te le dire, t’es la première personne que j’ai interviewée à admettre d’avoir discuté en termes réels d’un combat avec un coéquipier. Comment est-ce que cette conversation s’est amorcée au juste?

KS: Je pense que nous étions dans un restaurant à Red Deer durant un tournoi, et tu sais, avec une équipe, on passe tant de temps ensemble qu’on finit par discuter de tous les thèmes possibles. Je pense que nous parlions de la notion de comment faire pour se faire écraser par une auto et recevoir l’assurance, quelles fractures seraient les plus probables dans un tel scénario, et comment faire pour simuler un tel accident. Tu sais, une conversation banale. [rire] Puis on s’est dit qu’on est expertes en os et fractures, et que le plus facile serait de nous battre et achever les fractures comme ça. Elle est plus forte que moi, mais je pense que je suis plus fougueuse. Je pourrais la descendre. [rire]

Kristen Streifel tient à se battre avec sa coéquipière Kate Goodhelpsen (sur la photo, les deux amies ensemble après avoir signé la victoire à la finale du Championnat canadien junior 2017) : «Nous savons exactement quels os il faut fracturer.» (Curling Canada/Michael Burns photo)

3. Si une charcuterie tenait à baptiser un sandwich en hommage de toi, comment serait ce sandwich?

KS: Ben je ne suis pas trop fana de sandwichs, mais quand je voyageais en Thaïlande l’an dernier, j’ai appris que la mangue est quelque chose qu’on peut incorporer à n’importe quel repas. Donc je ferais un sandwich aux mangues, à la dinde, avec beaucoup de légumes et de la moutarde au miel.

JC: Tu es la première personne que j’ai croisée qui mettrait de la mangue dans un sandwich. Tu le baptiserais?

KS: On va le nommer …Mango Tango. [rire]

JC: Cela a l’air un peu osé. [rire]

KS: T’as raison. Cela dit, je ne pense pas que les sandwichs soient trop osés, mais si un sandwich savait être osé, le mien le serait pour sûr. [rire]

4. Normalement, la question suivante serait : de tous tes boulots, lequel a été le pire, mais étant donné que tu t’es concentrée sur tes études, pourrais-tu me dire lequel a été le pire de tous les cours que tu as suivis?

KS: [rire] Ah là là, je ne veux pas identifier le cours, mais il y en avait un que je suivais lorsque je suis partie au Mondial en 2015 (remarque : Kristen avait alors le poste de cinquième sur l’équipe de Kelsey Rocque), et j’ai raté tant de devoirs que l’examen final a compté pour 100 pour cent de ma note finale. Je pense que j’ai assisté à trois cours au total.

JC: Mon dou, c’est vraiment extrême. Tu as probablement tapé sur les nerfs du prof.

KS: Bon, je suis entrée dans la salle où se tenait l’examen final, un couple de minutes en retard, et toute la classe a arrêté d’écrire et on a commencé à applaudir. Le prof m’a dit qu’il était content que sois venue, puis il a mis trois coches sur le tableau noir. Je regardais les marques sans comprendre, puis il a dit «c’est le nombre de fois où Kristen Streifel a assisté à ce cours.»

JC: [rire] Bon dieu, c’est incroyable. J’espère qu’il a fait ça comme plaisanterie?

KS: Oui, tout à fait. Nous nous étions entretenus tout au long du trimestre et je pense qu’il était vraiment impressionné que j’aie tenu le coup et je me sois présentée à l’examen final. [rire] Il a même dit que s’il y avait un prix pour le plus grand nombre d’absences allié avec une bonne note au cours – je me suis bien débrouillée à l’examen final – je le gagnerais incontestablement.

5. Tu te souviens d’une notion dingue à laquelle tu t’es tenue pendant bien trop longtemps?

KS: Quand j’étais très jeune, je croyais que les bébés étaient composés de nourriture. Je me souviens d’une cousine qui était enceinte, et elle avait une bedaine et j’ai présumé qu’elle s’était goinfrée. [rire]

JC: [rire] C’est vraiment génial. Et personne ne t’a détrompée?

KS: Non…je veux dire, j’avais cinq ou six ans à l’époque et ma mère a joué le jeu tout simplement. On ne veut pas dire à une fille de six ans la vérité à propos des bébés, donc quand j’ai dit à maman «les bébés sont faits de la nourriture qu’on a dans l’estomac?», ma mère a répondu «oui, tout à fait ma petite.» [rire]

JC: C’est vraiment splendide. Et tu as continué à croire pendant combien de temps?

KS: Ben, au moins un couple d’années. Et l’histoire a continué à se tisser : j’ai décidé que le sexe du bébé dépendait du type de nourriture qu’on mangeait. [rire] On mangeait beaucoup de fruits si on voulait accoucher d’une fille, et si on voulait un garçon, il fallait préférer les plats plus copieux.

6. [rire] Incroyable. Passons maintenant aux questions qui portent spécifiquement sur Kristen Streifel. L’an dernier, j’ai su mettre la main sur des photos et vidéos intéressantes sur le passé de Mary Fay (http://www.curling.ca/blog/2016/03/15/mqft-with-mary-fay/), et je me suis dit que ce serait bien d’essayer la même chose cette année. Il faut te dire, tu ne m’as pas déçu. Voici une photo prise aux noces de ta sœur. Tu veux expliquer exactement ce qui se passe sur la photo?

KS: [rire] Bon, mon beau-frère est monteur de lignes et son frère cadet l’est ici, et ils ont un équipement dont ils se servent pour grimper les poteaux. Disons qu’ils avaient bu une coupe ou deux, et ils ont eu cette idée de génie qu’on devrait avoir une photo comme ça pour l’album des noces.

La photo la plus saskatchewanaise qui soit, au dire de Kristen Streifel

JC: [rire] Puisque le moment opportun pour grimper un poteau est quand on est saoul, le jour de ses noces.

KS: [rire] Oui, c’était amusant de les regarder monter les poteaux, mais il faut admettre qu’ils ont bien fait! Ils se sont enfilé une bière juste avant de monter, et je pense que ma sœur était assez anxieuse en conséquence, mais tout s’est bien passé en fin de compte.

JC: Prochaine question: est-ce la photo la plus saskatchewanaise de tout temps?

KS: [rire] Il paraît que, à chaque fois où quelqu’un qui vient de Saskatchewan fait quelque chose de drôle, on dit que c’est le facteur Saskatchewan, mais effectivement, dans ce cas, je dois admettre que c’est très Saskatchewan.

7. Pour continuer sur ce chemin Instagram, il y a un clip ici qui semble avoir été tourné à Noël, et c’est toi et des membres de ta famille qui chorégraphiez une danse à la Backstreet Boys (https://www.instagram.com/p/iPvtMlEGeS/?taken-by=_arieljade). Euh, est-ce que c’est vraiment le truc que vous faisiez sur cette vidéo?

La famille Streifel en mode danse, sur Instagram: «Noël chez les Streifel est une vraie farce!»

KS: Pis encore, j’ignore même exactement quel clip dont tu parles. Nous avons créé bon nombre de chorégraphies de ce genre. [rire] D’accord, oui, je me souviens de celui-ci. J’ai beaucoup de cousins et cousines, et à Noël, toute la famille se rassemble. Le thème de cette année-là a été les chandails tout moches. Bon, l’alcool a commencé à couler et deux heurs plus tard on a décidé de monter un spectacle pour les tantes et les oncles…

JC: [rire] Tu as passé deux heures pendant une fête de Noël à chorégraphier une danse à la musique des Backstreet Boys?

KS: Au minimum. [rire] C’était un beau spectacle. Quelques-uns des cousins ont même pensé se joindre à l’effort, mais quand ils sont arrivés dans le garage, ils nous ont observées pendant cinq minutes environ, puis ils ont dit non, pas pour eux. Mais nous autres on était très sérieuses. Et c’était une soirée agréable. Certaines années, nos parents ont même participé. Comme je t’ai dit, Noël chez les Streifel est une vraie farce. [rire]

8. Formidable. Bon, cette dernière question vient directement de Colin Hodgson, et je pense que c’est une blague entre vous, mais posons-la en tout cas. Il te demande: qui est ton cuisinier favori sur le circuit, et pourquoi tu aimes tellement cette personne?

KS: Bon, ben, euh je suppose que mon cuisinier favori sur le circuit est COLIN HODGSON. [rire] C’est vrai, c’est un bon gars. Nous avons connu des moments agréables ensemble aux tournois. C’est un gars sympa, extraverti, aimable. Sa chevelure, pourtant? Pas beau.

JC: [rire] Complètement d’accord, c’est horrible. Je te remercie de l’avoir écrasé juste un tout petit peu dans ta réponse à cette question qui avait certainement été formulée en vue de solliciter des compliments.

KS: Quand mon frère était plus jeune, il se faisait raser un dessin Pokémon sur le crâne. Ma mère lui demandait quel genre de Pokémon il souhaitait, et le coiffeur se mettait au travail. Les cheveux de Colin me rappellent cette époque.

JC: [rire] Oui, oui exactement! Parfait! Tout dernièrement, pourrais-tu me donner une question à poser à mon prochain invité, ton coéquipier sur Équipe Canada, Tyler Tardi.

KS: Certainement. Si un metteur en scène de Hollywood tournait un film basé sur la vie de Tyler, quel comédien aurait le rôle principal, et pourquoi? Et quels comédiens auraient les rôles de ses coéquipiers? J’ai hâte de mieux connaître ces gars durant notre séjour en Corée.

JC: Fabuleux, merci Kristen! Bonne chance en Corée. J’espère que tu récolteras une autre médaille d’or pour le Canada!

Suivez John sur Twitter au @cullenthecurler et suivez Kristen Streifel au @k_streif.