Tous les articles / Nos histoires / Cameron Goodkey : du programme Apprendre le curling à un titre national en peu de temps

Cameron Goodkey : du programme Apprendre le curling à un titre national en peu de temps

Quand Cameron Goodkey, d’Ottawa, s’est inscrit au programme Apprendre le curling au Sportsplex local, il y a cinq ans, il était loin de se douter que les habiletés apprises dans cette initiation au sport allaient le mener très rapidement vers un moment spécial : hisser le trophée au Championnat canadien Curling Canada/U SPORTS 2019, en mars dernier à Fredericton.

Le capitaine des Ravens de Carleton, Cameron Goodkey, lance sa pierre aux côtés des brosseurs Mackenzie et Morgan Calwell, durant les Championnats canadiens de curling universitaire U SPORTS Curling Canada 2019 à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. (Photo Curling Canada / Rob Banchard).

Tout a commencé quand Goodkey et trois camarades de son école secondaire sont venus au Sportsplex d’Ottawa pour un programme de débutants que Robyn Mattie avait mis sur pied pour l’Ottawa Curling Club. Leur but? Apprendre les bases du sport pour former une équipe scolaire.

Très rapidement, toutefois, Goodkey a été emballé par le programme d’initiation et s’est mis à chercher d’autres occasions de sauter sur la glace.

«Dès le début, il était un naturel», note Mattie, une enseignante d’expérience du programme Commencer à jouer au curling, développé par le gourou du curling à Ottawa, Earle Morris. Impliquée dans l’élaboration du programme dès le début, en 2006, Morris a aussitôt remarqué le potentiel de Goodkey.

«J’accorde beaucoup de crédit à Robyn pour m’avoir fait découvrir le curling, et pour m’avoir aidé à devenir le joueur que je suis aujourd’hui. Elle en a fait bien plus que nécessaire», assure Goodkey, qui a grandi en jouant au hockey, au soccer et au football pour une année. «Je me suis joint à elle quelques fois pour m’entraîner dans la ligue ouverte avec bourses au Ottawa Curling Club. L’année suivante, j’ai beaucoup pratiqué dans cette ligue, avant d’en faire partie, l’année suivante, et de vraiment commencer à développer mes habiletés.»

Avec la confiance dans ses habiletés acquise en jouant dans les ligues, Goodkey est rapidement devenu instructeur, afin de guider les nouveaux curleurs à travers les premières étapes du programme, puis dans la ligue de Commencer à jouer au curling.

«Cam s’est présenté à toutes les semaines pour travailler avec des curleurs qui ont commencé à jouer quelques années seulement après lui», raconte Darren McEwen, lui aussi instructeur de Commencer à jouer au curling au Ottawa Curling Club. «Il partageait calmement et avec confiance les connaissances qu’il avait apprises juste quelques années auparavant.»

«Le travail d’instructeur de la ligue Commencer à jouer m’a aidé à développer des habiletés et des techniques pour mon propre jeu, note Goodkey. Ça m’a aidé à comprendre comment fonctionnent les différentes techniques et les mécanismes. Apprendre à enseigner aux autres m’a permis d’en apprendre beaucoup moi-même sur le curling.»

Quand Goodkey est arrivé à l’Université Carleton, ses habiletés avaient atteint un tel niveau qu’il se sentait prêt à accéder aux compétitions de calibre interuniversitaire, mais contrairement aux autres joueurs d’âge junior, qui avaient progressé des clubs aux compétitions provinciales, il n’avait pas appris comment interagir avec les autres jeunes curleurs.

«Le programme de curling de Carleton a joué un rôle énorme dans mon développement, assure-t-il. Commencer à jouer au curling plus tard m’a légèrement désavantagé, parce que je ne connaissais pas beaucoup d’autres joueurs, c’était difficile de trouver une équipe. Le programme de Carleton m’a vraiment aidé à tisser des liens au fil des années.»

Goodkey et ses équipiers des Ravens de Carleton – le troisième Mackenzie Calwell, le deuxième Morgan Calwell, le premier Brendan Acorn (qui tient la brosse en tant que vice-capitaine), le substitut Wesley Stakes et l’entraîneur Tom Sinclair – ont terminé le tournoi à la ronde du championnat national en deuxième place, avec une fiche de 5-2. Après avoir défait les champions 2018 de l’Université de l’Alberta et leur capitaine Karsten Sturmay en demi-finale, ils ont ensuite battu Greg Blyde, de l’Université Memorial, 10-4, en finale.

«C’est évidemment incroyable de maîtriser le curling aussi rapidement et de devenir champion canadien, mais je n’y serais pas arrivé sans l’aide de tout le monde autour de moi, précise le championnat canadien de curling U SPORTS 2019. Les gens sont vraiment gentils dans le milieu du curling. J’ai eu la chance de jouer et de pratiquer en compagnie des championnes du Scotties, des championnes du monde, des champions du monde senior, et plusieurs autres bons joueurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour m’aider à améliorer mon jeu. J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais c’est génial d’avoir pu accomplir ça, si tôt dans ma carrière.»

Mattie, qui était présente dès les débuts du parcours de Goodkey au curling, est tout à fait d’accord.

«Cameron est l’exemple parfait de ce qu’un curleur devrait être : intelligent, poli, classe. Si quelqu’un lui demande de pratiquer, ce gars-là va jouer trois séances par soir. Il adore le sport.»

Goodkey sait aussi qu’il doit redonner à son sport.

«Après six leçons avec Robyn, puis avoir joué beaucoup pour m’améliorer, je me suis rendu compte que mon amour pour le curling venait en bonne partie du coaching, pour redonner à ceux qui apprennent à jouer, comme je l’ai fait, quelques années auparavant.»

Cameron Goodkey : «J’ai encore beaucoup de travail à faire, mais c’est génial d’avoir pu accomplir ça, si tôt dans ma carrière.» (Le capitaine Goodkey, le troisième Mackenzie Calwell, le deuxième Morgan Calwell, le premier Brendan Acorn) (Curling Canada/Rob Blanchard photos)