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Dennis Thiessen tire sa révérence après une carrière marquée par le dévouement et le travail acharné

Triple médaillé paralympique, Dennis Thiessen n’aurait jamais imaginé, dans son enfance, porter un jour l’uniforme unifolié, monter sur la plus haute marche du podium paralympique, ni même participer à des compétitions de curling en fauteuil roulant. Lorsqu’il a essayé ce sport pour la première fois en 2005, il est arrivé au club avec un balai dont il n’avait pas besoin et des chaussures de curling que personne ne lui avait demandé d’acheter.

« Je n’habitais pas en ville à l’époque, alors en cours de route, je me suis dit qu’il me fallait trouver un magasin de curling et acheter un balai », raconte-t-il. « Mon ami m’a regardé et m’a dit : « Que fais-tu avec ce balai? C’est moi le capitaine! » Puis il m’a tendu une tige à la place. »

Après avoir lancé quelques pierres et avoir apprivoisé l’équipement, Thiessen se souvient être tombé amoureux du curling. Il a participé aux championnats nationaux dès sa première année. « Nous n’avons pas gagné un seul match », se souvient-il. « Nous avons été complètement dominés, vous n’avez pas idée. Mais je n’ai pas baissé les bras; je me suis dit : « Il me faut un entraîneur. » »

C’est grâce au curling de sa fille que Thiessen a rencontré Rob Lamb. Lamb ne s’est pas contenté d’entraîner celle-ci; il a aussi décelé du potentiel en Dennis. Il a pris Thiessen sous son aile, l’a encouragé et a cru en lui, le mettant sur la voie qui l’a mené à Wendy Morgan, alors directrice du programme de curling en fauteuil roulant, et éventuellement, à Équipe Canada.

« Je ne la croyais pas », confie Thiessen, en repensant à la proposition de Morgan de se joindre à l’équipe canadienne. « Après ça, j’étais sur la glace au moins quatre fois par semaine. Je n’oublierai jamais cette sensation. J’avais les larmes aux yeux lorsque j’ai reçu mon premier ensemble d’Équipe Canada. C’était un moment incroyablement spécial, qui restera gravé dans ma mémoire à jamais. »

Les premiers Jeux paralympiques de Thiessen, à Sotchi, allaient devenir l’un des événements marquants de sa carrière. « Quand nous sommes arrivés dans nos chambres à Sotchi, il y avait une grosse valise au pied de chaque lit », a-t-il raconté. « C’était comme Noël, en dix fois mieux. »

Thiessen considère Sotchi comme le point culminant de sa carrière, en raison de l’expérience vécue aux côtés de ses coéquipiers de longue date et les acclamations d’un public canadien nombreux et enthousiaste.

Ce soutien ne s’est pas arrêté là. Il remercie régulièrement ses entraîneurs locaux, Rob Lamb et Ron Westcott, ainsi que l’entraîneur-chef du programme national, Mick Lizmore, pour leur accompagnement au fil des ans et leur contribution à l’essor de ce sport.

Au cours de ses 20 années de carrière, Thiessen a non seulement marqué les esprits des partisans canadiens, mais il a aussi été au cœur de nombreuses transformations majeures du curling en fauteuil roulant. (Photo, Curling Canada / Anil Mungal)

Au cours de ses 20 années de carrière, Thiessen a non seulement marqué les esprits des partisans canadiens, mais il a aussi été au cœur de nombreuses transformations majeures du curling en fauteuil roulant. Des améliorations de l’équipement aux stratégies plus nuancées, en passant par l’essor rapide de la compétition au niveau international, le paysage du curling en fauteuil roulant continue d’évoluer.

Bien que Thiessen ne participera pas aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina 2026, il encouragera chaque pierre lancée par l’équipe canadienne.

« Je compte régler ma montre sur l’heure italienne », a-t-il déclaré. « Je ne veux rien manquer. Je les soutiendrai de toutes les manières possibles. »

Le sacrifice de Thiessen concernant son rythme de sommeil n’est pas surprenant. Il a occupé une place importante au sein de l’équipe canadienne et continuera de le faire même après sa retraite.

« En gros, ces 20 dernières années, le curling fut toute ma vie », a déclaré Thiessen. « Alors, m’en éloigner n’est pas facile.

« Mon objectif, dès le début, a été d’être modeste dans ce que je faisais et d’offrir le meilleur soutien possible à mes coéquipiers. Je voulais simplement être là pour ceux qui m’ont soutenu dans les bons comme dans les moins bons moments, et je tiens à remercier chaleureusement ma femme, Hélène, et ma famille pour tout leur soutien. »

Thiessen arborait fièrement l’uniforme unifolié lors de son dernier match de curling en fauteuil roulant, en septembre, dans le cadre du Tournoi international de curling en fauteuil roulant, organisé en marge du Grand Chelem de curling au Western Fair Sports Centre de London, en Ontario. Après le dernier lancer, qui a permis à l’équipe Canada Blanc de remporter la médaille de bronze, la foule a entonné « Ô Canada! », malgré le fait que les finales de curling sans handicap se déroulaient au même moment sur les pistes voisines.

Ce fut une conclusion parfaite pour Thiessen, célébrant son lien profond avec Équipe Canada et son impact durable sur le curling en fauteuil roulant, en tant que symbole de travail acharné et de passion pour ce sport.

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