Arrière-plan

Structure de gestion des événements

Curling Rocks and Rings

Traditionnellement, les événements nationaux de curling ont été organisés par des comités d’organisation et dirigés par des commanditaires nationaux. Alors qu’il y avait des années où le manque de commandites a obligéCurling Canada et/ou l’Association canadienne de curling féminin à prendre en charge certains événements conjointement avec les comités d’organisation, Curling Canada s’impliquait relativement peu au tournoi Brier jusqu’à la mise en place de la commandite Labatt en 1980.

La commandite Labatt, suivie de très près par l’engagement de Scott Paper pour commanditer le championnat canadien de curling féminin, a apporté un nouveau niveau de professionnalisme à la gestion des championnats nationaux, les transformant en véritable spectacle passionnant.

Lentement mais sûrement, aux années 1980, Curling Canada a élargi sa participation active aux événements majeurs. De même pour Labatt. En 1994, la dernière année de son modèle de commandite, le brasseur canadien contribuait de manière significative aux opérations du Brier, dont notamment ma mise en place d’un personnel professionnel dans les différents aspects de l’événement, incluant médias, photographie, journaux quotidiens et divertissement.

Le nouveau titulaire de droits, St. Clair Group, reconnaissait le besoin de maintenir un niveau de visibilité très élevé sur place, dans les médias et à la télévision et à ce titre, a continué à engager certains des personnes-clés que Labatt avait retenues dans ces domaines. En conséquence, le budget du comité a commencé à prévoir le coût d’engager d’autres personnes-clés de l’ère Labatt, dans les volets tels que la gestion des médias et la gestion du restaurant-bar Brier Patch.

En dépit de tout ce changement et flux, le Brier tenu à Halifax en 1995 a rapporté, mais les ventes des billets et des commandites ont été plutôt faibles.
En 1996, le Brier a fait escale à Kamloops et tous les billets de forfait hebdomadaire à l’événement dans le Riverside Coliseum (6 000 places) se sont vendus et ce, presqu’une année à l’avance. Les commanditaires locaux étaient nombreux à vouloir donner leur appui, et l’événement a rapporté gros.

Ce ne fut qu’en 1997, cependant, que le Brier est devenu événement majeur, se tenant pour la première fois dans l’aréna Saddledome à Calgary, installation qui abritait à l’époque plus de 19 000 places. La gestion de l’événement se faisait toujours par un personnel entièrement bénévole, et les billets se vendaient uniquement en forfait hebdomadaire, à partir des bureaux du Brier, jusqu’à quelques semaines avant l’événement.

En fin de compte, le Brier a battu tous les records de participation des spectateurs, avec 223 322 au total. Mais ce n’était pas un record en ce qui concernait les recettes —le processus de ventes des commandites de haut niveau se faisait par un personnel bénévole; et les efforts requis pour vendre constituaient une charge de travail qui méritait et exigeait un système professionnel de gestion.

Seulement quelques semaines plus tard, le comité à Winnipeg, convoqué pour organiser le Brier de 1998 en tant que personnel à base bénévole, en est arrivé à la conclusion qu’il ne disposait ni du temps ni de l’expertise nécessaires pour vendre des commandites remontant à 1 millions de dollars, et des billets remontant à plus de deux millions de dollars. En conséquence, le groupe de marketing Alliance a été retenu par le comité pour prendre en main les ventes des commissions et les ventes des billets.

En 1999, tous les éléments nécessaires étaient en place pour introduire les éléments de base d’un modèle de gestion des événements où, pour la première fois dans l’histoire, ce serait Curling Canada qui se responsabilisait des aspects financiers et du bénéfice net de l’événement. En plus, c’était la première fois où un groupe engagé par Curling Canada prendrait en main les ventes des commandites locales et le marketing des billets. Le Brier 1999 à Edmonton a connu un fou succès, et la gestion du Brier a continué à progresser au fil des années suivantes.

Initialement, le Tournoi des cœurs Scott a continué ses opérations sous l’ancien système, mais en 2001 il est devenu difficile pour les comités bénévoles d’assumer la responsabilité de lever des centaines de milliers de dollars en ventes de commandites afin que l’événement réalise un profit. Le Tournoi Scott 2002 à Brandon a été le premier événement organisé dans le cadre du système de gestion des événements.

Enfin, en 2003, une amélioration additionnelle a été apportée au modèle, sous forme d’un système de gestion des dépenses déployé et pris en charge par le bureau national de Curling Canada à Ottawa.

Ce modèle fait l’objet d’un suivi continu et en 2005, la décision a été prise que le travail bénévole relatif à ces événements devait être reconnu et ce, même si l’événement n’a pas connu de succès sur le plan financier. À l’heure actuelle, Curling Canada assume non seulement tous les coûts de l’événement afin d’éliminer les risques au comité d’organisation local, mais garantit également un patrimoine financier à tous les comités d’organisation des propriétés relatives aux événements.

Le modèle de gestion des événements s’est avéré très réussi, et a vraiment rehaussé le profil de toutes les propriétés Curling Canada et FMC tenues au Canada.

Aujourd’hui, les propriétés incluses dans le modèle de gestion des événements incluent :

Les principes qui sous-tendent le modèle de gestion des événements sont :

Le système de gestion des événements a aussi facilité le développement d’une stratégie de marque de chaque événement, ceci grâce en large partie à la philosophie d’affecter un même personnel spécialisé pour s’acquitter chacun de sa propre tâche, événement après événement. Aujourd’hui, il est aisé de définir la «marque Brier» ou la «marque Scotties» par rapport aux autres événements de curling et aux autres activités sportives. Cette constance y est pour beaucoup dans le développement d’un group loyal d’adeptes et de partisans qui apprennent à s’attendre à une expérience pareille, d’année en année, aux événements majeurs. Cela dit, tous les comités d’organisation locaux sont invités à personnaliser jusqu’à un certain point l’événement et ajouter un peu de la couleur et du caractère locaux, aspect que Curling Canada considère fondamental au succès de ces championnats.